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Amin Maalouf
 
Amin Maalouf Académie française

 Est  officiellement reçu à l’Académie française le jeudi 14 juin 2012, un an après son élection le jeudi 23 juin 2011 au premier tour. Le célèbre écrivain occupera le fauteuil n° 29 de Claude Lévi-Strauss.

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Musée national
Le Musée National

LE MUSEE NATIONAL DE BEYROUTH

Le Musée national de Beyrouth doit impérativement faire partie de l'itinéraire du touriste. Sa visite est une introduction aisée à l'histoire du Liban, à travers le panorama de ses anciennes civilisations. Bien qu'il fût sévèrement endommagé durant la guerre du Liban (1975-1991), de généreuses subventions privées et étatiques permirent sa réouverture, de façon permanente, en 1999, avec une façade rénovée, des expositions mises à jour et un nouveau style de présentation.

Etant rattaché à la Direction Générale des Antiquités, le rôle du Musée n'est pas seulement de montrer des objets, mais aussi de les restaurer, de les documenter et d'assurer leur conservation. Ses collections représentent une importante source d'informations pour les spécialistes, les étudiants et les touristes.

L'histoire du Musée remonte aux années 1920 lorsque le besoin d'un centre de dépôt pour les découvertes archéologiques se fit sentir. La construction du bâtiment, traité selon le style néo-pharaonique, commença en 1930 et fut terminée en 1937. Au moment de son inauguration en mai 1943, il présentait des antiquités en provenance des fouilles de Beyrouth, Sidon et Tyr. D'autres découvertes dans le reste du pays permirent d'ajouter de nouveaux objets à ses collections et, durant les trois décades suivantes, le Musée fut l'une des institutions culturelles les plus importantes du Liban.

Lors de la déclaration des hostilités en 1975, des mesures furent prises pour protéger les précieuses collections. Les grosses pièces, tels les sarcophages, furent recouvertes de béton armé. D’autres antiquités furent soit déménagées pour leur sauvegarde, soit emmurées dans le sous-sol. Les mosaïques ont été protégées par des feuilles de plastique recouvertes de ciment. Malgré toutes ces précautions, le bâti- ment lui-même fut i endommagé et une bonne partie des objets souffrirent du manque d'entretien et de la corrosion due à l'eau salée. Les bombardements détruisirent des chambres de stockage, dispersant sur le sol les 17000 volumes de la bibliothèque.

A la fin de la guerre, en 1991, la Direction Générale des Antiquités se trouva confrontée à une tâche apparemment impossible: le bâtiment devait être réparé, les objets restaurés et inventoriés et les fonctions du Musée réexaminées et mises à jour. En 1997 la façade en pierre, qui était grêlée par les éclats des différents projectiles, fut rénovée avec un mélange de poudre de pierre et de résine. Les murs intérieurs furent décapés pour mettre la pierre à nu, des ascenseurs installés "ainsi qu'un système de régulation de la température et de l'humidité. L'histoire passionnante de ce travail de restauration, comprenant les prises de vues filmées durant le dépouillement des sarcophages et des statues de leur gangue de béton, est retracée dans un film vidéo de 20 minutes qui est projeté dans la salle audiovisuelle du Musée.

 

LA VISITE DU MUSÉE

Premier niveau
Le rez-de-chaussée du Musée est réservé aux mosaïques et aux objets en pierre, dont certains sont monumentaux.
Au centre du hall et dans la partie de droite, se trouvent des pièces de la période romano byzantine (64 av. J.C. à 636 ap. J.C.), à commencer par la fameuse mosaïque des sept Sages située juste après l'entrée. Bien conservée, elle décorait autrefois la salle à manger d'une villa romaine à Baalbek: elle représente Calliope, muse de la philosophie, entourée par Socrate et les sept sages. Près de cette mosaïque se trouvent des statues de la même période, y compris celle, décapitée, de l’empereur Hadrien et qui fut trouvée à Tyr.

Quatre sarcophages romains sculptés, du second siècle ap.J.C., deux de chaque côté du hall central, sont certainement parmi les pièces les plus spectaculaires du Musée. L'un d'eux est décoré de Cupidons ivres, un autre de scènes de bataille entre Grecs, et deux racontent la légende d’Achille. Ces sarcophages furent trouvés dans la nécropole de Tyr, en compagnie des douzaines d'autres tombes et sarcophages mis à jour par l'Emir Maurice Chéhab, le premier Directeur général des Antiquités du Liban (1942-1982). On peut également admirer les modèles réduits d'époque, en pierre, du théâtre romain de Baalbek (non fouillé) et du temple romain de Niha dans la Beqaa. En provenance aussi du temple de Niha, on peut voir la reconstitution d'un autel de pierre flanqué de lions sculptés.

Le reste du rez-de-chaussée est dédié aux lIème et 1er millénaire av. J. C. A droite du hall se trouvent des objets associés à Eshmoun, le dieu phénicien de la guérison, dont le temple est encore visible près de Saida (Sidon). Eshmoun était surtout vénéré en tant que guérisseur des enfants, et des statues de bébés (habituelle- ment des garçons) servaient d'offrandes votives au dieu. Il ne faut pas manquer d'admirer la tribune massive en provenance du temple d'Eshmoun (IVème IlIème siècle av. J.C.), sculptée de dieux et de déesses sur une rangée, et de personnages dansant, sur l'autre.

A gauche du hall central se trouve un trône monumental et six trônes miniatures dédiés à la déesse Astarté (Vénus). Flanqués par des sphinx ailés, les trônes d'Astarté proviennent de différents sites du Liban et datent des périodes perses et romaines. L'imposant colosse de calcaire de style égyptien à l'extrême gauche du hall a été découvert à Byblos. Fabriqué localement, il est difficile à dater bien qu'il témoigne de l'influence continue de l'Egypte sur Byblos durant les lIIème et lIème millénaires av. J.C. Des traces de roussi sur la moitié inférieure montrent qu'il a été pris dans un incendie. Dans la même salle se trouve un sarcophage en marbre avec une inscription phénicienne; découvert à Byblos, il date du IVème siècle av.J.C.

Cependant, la pièce la plus prestigieuse du Musée est certainement le sarcophage d' Ahiram, roi de Byblos (xème siècle av. J.C.). L'inscription qui est en bordure du couvercle est le plus ancien exemple connu d'écriture en alphabet phénicien, lequel est le prototype des alphabets occidentaux modernes. Contrastant avec les sarcophages sculptés de style romano byzantin, celui-ci montre un mélange d’influences égyptiennes et syro hittite. Quatre lions accroupis ornent la base, tandis que sur un des côtés le roi Ahiram est assis sur un trône gardé par des sphinx ailés; sur l'autre côté se trouvent des personnages en procession portant des offrandes. Le Musée possède 26 sarcophages anthropoïdes en marbre blanc, chacun avec la face sculptée du défunt. Seuls deux d'entre eux sont actuellement exposés. Cette importante collection sera entièrement mise à la portée du public dès que les travaux du niveau inférieur du bâtiment seront terminés. Dix-neuf d'entre eux, datant du Vème siècle av. J.C., ont été découverts près de Sidon en 1901: ils sont groupés sous le nom de "collection Ford", en l'honneur de l'ancien directeur de l'Ecole Américaine Presbytérienne. Plus tard, les autres sarcophages ont été ajoutés à la collection.

Un autre important sarcophage originaire de Sidon sera également exposé dans le niveau inférieur: daté du 1er siècle ap. J.C., il est décoré par un bas-relief représentant un navire phénicien navigant à pleines voiles. Parmi tous ces objets de pierre se trouve un élément en bois: c'est un fragment de tronc de cèdre, situé à gauche de l' entrée, et daté de 41 av. J.C. Réputé pour sa résistance à l'usure du temps, le cèdre du Liban a joué un rôle important dans les plus anciennes activités commerciales de Tyr, Sidon et Byblos.

Second Niveau
Tandis que les objets en pierre, sculptés ou gravés, du premier niveau sont de nature architecturale et monumentale, le second niveau est consacré à un art plus raffiné. Ici, la marche de l'histoire semble ralentir tandis que les traditions révélées dans la céramique, la joaillerie et la verrerie témoignent des continuelles recherches artistiques de l'humanité. Tout autour du hall et dans le sens des aiguilles d'une montre, les expositions débutent chronologiquement avec la préhistoire et l'âge du Bronze (3200-1200 av. J.C.), pour continuer avec la conquête arabe et la période ottomane (635-1516 ap. J.C.). La céramique, l'une des toutes premières industries de l'humanité, et la "1ingua franca" de l'archéologie, est bien représentée. Commençant avec la période chalcolithique (IVème millénaire av. J.C.),

Les collections comprennent des jarres de l'âge du Bronze tardif en provenance de Kamed el Loz dans la Beqaa, des céramiques funéraires de l'âge du fer trouvées à Khaldé, au sud de Beyrouth, de la vaisselle roumaine et de la très belle poterie islamique. Les figurines, qui furent le plus souvent utilisées en tant qu'offrandes dans les temples, ou comme matériel funéraire, sont un des enchantements du Musée. De délicieuses figures de pierre zoomorphes, et un grand assortiment d'objets en ivoire de Kamed el Loz; remontent à l'âge du Bronze.

De Byblos (temple aux' obélisques) proviennent les fameuses figurines de bronze avec leurs hautes coiffures de style "phénicien". Recouvertes de feuilles d'or, elles ont toujours été présentées en groupe, donnant l'impression d'une foulé, et sont d’un symbole populaire de la longue histoire du Liban. Ne pas oublier d~admirer aussi les figurines de la période hellénistique (333 av. J.C.- 64 ap. J.C.). .

La joaillerie, qu'il s'agisse des colliers de l'âge du. Bronze moyen ou des ornements funéraires en or du V siècle av. J.ç. (Sidon), pourrait être parfaitement utilisée aujourd'hui. Le Trésor byzantin en or, trouvé dans une jarre d'argile à Beyrouth, est spécialement intéressant. Les bagues, les bracelets gravés de têtes d'animaux, la série de pendentifs ornés des pierres semi-précieuses et les pendant& d'oreilles sont tous d'excellente qualité. Cette jarre a été déterrée en 1977 durant les sondages archéologiques effectués par la Direction Générale des Antiquités et l'Institut Français d' Archéologie. De la joaillerie en or tout aussi attirante provient de la période man1elouke (1289- 1516).

L'ancienne Byblos est à l'origine de plusieurs trésors du Musée. C'était l'une des cités phéniciennes les plus prestigieuses et) elle entretenait d'étroites relations avec j 1'Egypte dès le même millénaire av. J.C. Là,; des tombes royales ont livré des diadèmes: en or et des couronnes, ainsi que des; pectoraux ciselés, des sceptres et une dague en or. Le vase d'obsidienne (qui est : une roche volcanique) et un coffre j orné de dorures, sont des cadeaux : des pharaons Amenemhat II et IV. Parmi les objets, du temple aux I’obélisques de Byblos se trouvent des haches fenêtrées en or et en bronze, un vase en or et une impressionnante dague en or, argent et ivoire. Le verre soufflé, dont l'irisation est une forme d'altération de : surface, provient surtout des ateliers romains, byzantins et islamiques, mais cet ~ trouve probable- ment son origine à Tyr au 1er siècle av. J.C. Avec' leurs formes"élégantes et leurs couleurs ., exotiques, ces bouteilles de verre, ces flasques et cruchons sont parmi les objets les plus attachants de cet étage. "

A côté de ces vitrines spectaculaires se trouvent deux petites expositions à ne pas manquer, bien qu'elles peuvent facilement échapper à l’attention: un exemplaire de tissu teint à la pourpre de Murex (un escargot marin); l'industrie de la pourpre était fort développée à. Tyr et à. Sidon dans l'antiquité, et on peut encore trouver du Murex dans les eaux côtières; cependant cette industrie n'est plus commercialement rentable.

Enfin, et pour la fin de la visite, se trouve un nombre d'objets endommagés durant la guerre: des masses de verre fondu, des pierres noircies et du métal tordu, donnent : une idée des effets néfastes de la guerre sur le patrimoine libanais, et de l'immense effort de réhabilitation entrepris par le Musée.
De nombreux autres objets sont en voie de restauration et seront exposés au fur et à mesure au public.
L'étape prochaine sera la réouverture de l'étage inférieur et l'exposition des 26 sarcophages anthropoïdes.

INFORMATIONS DIVERSES
La salle audiovisuelle est à droite de l'entrée. Sur la gauche se trouvent le guichet (billets d'entrée) et la boutique-cadeaux du Musée. Les toilettes sont dans un bâtiment à part. Les heures d'ouverture sont les suivants: 9:00 am à 5:00 p.m, de mardi à dimanche. Fermeture les lundis. Prix des billets: 5000 LL; prix spécial pour étudiants: 1000 LL.

Sur la rue de Damas et en face du Musée se trouve un petit jardin avec une colonnade romaine à cinq colonnes, provenant probablement d'une basilique. Découverte à Beyrouth en 1940, elle fut déplacée plus tard sur ce site. On peut également voir dans ce jardin une mosaïque provenant d'une église byzantine du Vème siècle ap. J.C., découverte à Khaldé (sud de Beyrouth) dans les années 1950.