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Amin Maalouf
 
Amin Maalouf Académie française

 Est  officiellement reçu à l’Académie française le jeudi 14 juin 2012, un an après son élection le jeudi 23 juin 2011 au premier tour. Le célèbre écrivain occupera le fauteuil n° 29 de Claude Lévi-Strauss.

50 jours à 50%

L’Ambassadeur du Liban vous annonce que dans l’objectif d’encourager le tourisme au Liban, le Ministère du Tourisme libanais, a déclaré la campagne des « 50 jours à 50% » au Liban allant du 8 janvier au 28 février 2013.

 

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Les cèdres
Les cèdres



Les Cèdres, ce bouquet d'arbres millénaires dont le nom fut tout au long de l'histoire synonyme du Liban, constituent l'un des hauts lieux du tourisme libanais. On y accède à partir de la Béqaa ou à partir de la côte. La première route part de Deir el-Ahmar et serpente sur les flancs de la montagne en offrant une vue surprenante sur la vallée. Avec l'altitude, même en été, l'air devient plus frais et l'on peut trouver çà et là quelques coulées de neige persistantes qui zèbrent le paysage. Arrivé sur la crête, un regard sur l'autre flanc de la montagne offre une vue exceptionnelle sur un gigantesque cirque qui embrasse la forêt de cèdres, la station de ski et les gorges de la Qadicha, au milieu d'un vaste panorama qui s'étend à la mer. Cette route ne peut toutefois être empruntée en hiver étant alors fermée par la neige.

La seconde route, plus directe, part de Chekka vers Bcharré. À partir de là, deux routes conduisent vers les Cèdres, qui n'en sont éloignés que de sept kilomètres environ. La vieille route, connue pour ses virages en épingle à cheveux, permet aussi d'atteindre l'entrée de la Grotte de Qadicha. La nouvelle route, mieux aménagée, reste ouverte même en hiver. Mais quelle que soit la route empruntée, le paysage est toujours majestueux, spécialement lorsque le brouillard commence à s'engouffrer dans les vallées.

En arrivant, on y trouve des hôtels, des chalets, des restaurants et des boîtes de nuits qui forment un centre de villégiature tout au long de l'année: on y fuit la chaleur et l'humidité de la côte en été et on y pratique le ski en hiver. Les Cèdres proprement dits sont à près d'un kilomètre plus loin. La route qui y mène est bordée d'échoppes de souvenirs et de petits restaurants. Elle conduit en outre à la station de ski située à 2066 mètres d'altitude et continue par delà la ligne des crêtes vers la Béqaa.

LES CÈDRES DANS L’HISTOIRE

Les Cèdres actuels n'ont pas impunément traversé l'histoire. Ce ne sont en effet que les restes de l'immense forêt primitive qui comprenait aussi des cyprès, des sapins et des chênes et qui couvrait autrefois le Liban.

Souvent mentionné dans la Bible et dans d'autres textes anciens, le Cèdre a joué un rôle important dans la culture, le commerce et les rites de l'Orient ancien. Son exploitation intensive débuta au 3ème millénaire av. J.-C., lorsque des cités de la côte, comme Byblos, ont commencé à en faire le commerce avec l'Égypte. Au cours des siècles, son bois faisait partie du tribut imposé aux cités cananéo-phéniciennes par les Assyriens, les Babyloniens ou les Perses. Les Phéniciens eux-mêmes s'en servaient largement pour la construction de leurs flottes. Salomon en commanda en grande quantité au roi Hiram de Tyr pour la construction de son temple. Sennachérib, roi d’Assyrie, déclarait même être monté jusqu'aux recoins les plus lointains du Liban et d'y avoir coupé ses plus grands cèdres et ses plus beaux cyprès. Nabuchodonosor se vantait aussi d'avoir ramené des cèdres géants qu'il avait abattus de ses mains dans les montagnes du Liban.

Particulièrement apprécié pour son parfum, sa résistance et la taille de ses fûts, le cèdre jouait un rôle important dans la construction des bateaux, des tombes, des palais et des toits des temples. Les Égyptiens en utilisaient l'huile pour la momification et la résine comme produit de calfatage.

Au cours du 2ème siècle ap. J -C., l'empereur Hadrien entreprit de protéger certaines essences de la forêt. Des inscriptions furent alors gravées sui les rochers pour définir les réserves forestières de l'empereur qui comprenaient quatre espèces: le cèdre, le sapin, le genévrier et le chêne. Aujourd'hui, près de 200 inscriptions sont répertoriées et permettent de tenter une reconstitution de la forêt antique. Malheureusement, ces inscriptions sont souvent prises pour des indications de trésors par les villageois qui les détériorent de façon irrémédiable.

Ce soin porté par Hadrien devait être de courte durée. Les arbres étaient coupés pour les besoins du chauffage, la fabrication du charbon et l'alimentation des fours à chaux. Au cours du Moyen Age, les forêts étaient envahies de clairières pour les besoins de l'agriculture villageoise. La forêt allait bientôt être soumise à une exploitation intensive de la part des Ottomans au cours du 19ème siècle. Durant la Première Guerre Mondiale, elle devint la source principale d'approvisionnement en bois lors de la construction de la ligne ferroviaire reliant Tripoli à Haïfa par les troupes britanniques.

LE CÈDRE

De l'immense forêt de cèdres qui recouvrait jadis le Liban, il ne subsiste que quelques massifs isolés. Mais ces arbres majestueux qui poussent à une haute altitude, entre 1500 et 2000 mètres, souvent dans des endroits rocailleux d'accès difficile, continuent d'exciter les imaginations. Dans le Liban Nord, ce sont les massifs de la réserve naturelle de Horsh Ehden, ceux de Hadath aI-Jubbeh, moins accessibles, et ceux de Tannourine. Dans le Mont Liban, ce sont les cèdres qui parsèment les sommets qui dominent le village de Jaj, près de Laqlouq, et ceux du Mont Barouk, dans le Caza du Chouf. Cette dernière forêt est constituée de beaux arbres, vieux de quelques 350 ans, bien protégés et en excellente condition. D'autres massifs se rencontrent aussi dans le Chouf, dont ceux qui dominent le village de Maasser el-Chouf et ceux de Aïn Zhalta.

De tous ces massifs, le plus célèbre est celui de Bcharré, communément appelé Arz ar-Rabb ou "Cèdres du Seigneur". Ses arbres sont les plus vieux parmi tous les cèdres du Liban et permettent de se faire une idée de la stature et de la magnificence de cet arbre qui a fait la réputation du Liban dans l'Antiquité. 375 d'entre eux sont plusieurs fois centenaires, dont quatre, atteignent 35 mètres de haut et 12 à 14 mètres de diamètre. Leurs troncs sont droits et leurs puissantes branches s'étendent perpendiculairement au tronc, comme d'énormes éventails.

En plus de ces ancêtres vénérables, la forêt contient quelques milliers d'arbres plus jeunes, dont certains ont été récemment plantés afin d'assurer la survie de ce patrimoine national. Notons toutefois que le cèdre est un arbre qui pousse lentement et qu'il lui faut une quarantaine d'années au moins pour commencer à donner des graines productives.

À l'instar de tout le reste du patrimoine, les cèdres de Bcharré nécessitent soin et protection. En 1876 déjà, la reine Victoria de Grande Bretagne prêta une attention particulière à cette vénérable relique en ordonnant d'entourer d'un muret les 102 hectares du massif, afin de le protéger contre les prédateurs naturels, particulièrement les troupeaux qui en broutaient les jeunes pousses. Plus récemment, en 1985, une "Association des Amis de la Forêt de Cèdres" a vu le jour. Elle se propose de réparer les dommages que les hommes ou la nature ont fait subir à ces arbres. La forêt fut ainsi nettoyée de ses détritus et de son bois mort, son sol fut fertilisé et ses maladies furent traitées. On y aménagea aussi des chemins afin d'en faciliter l'accès et lui éviter d'autres dégâts.

Au milieu de la forêt se dresse une petite chapelle construite en 1843 et placée sous l'égide du Patriarcat maronite. Tous les ans, le 6 Août, à la fête de la Transfiguration ('Id ar-Rabb ou Fête du Seigneur), elle se transforme en un centre de pèlerinage où l'on afflue de toutes les régions libanaises.


SKIER AUX CÈDRES

La station des Cèdres reste exceptionnelle par son panorama et la qualité de sa neige. Disposées dans un amphithéâtre naturel et jouissant de l'altitude, ses pistes sont praticables près de cinq mois par an, entre Décembre et Avril.

Les débuts du ski aux Cèdres remontent aux années trente, à l'époque du Mandat, lorsque l'armée française ouvrit à proximité du massif une école de ski dont les bâtiments appartiennent aujourd'hui à l'armée libanaise. Le télésiège installé en 1953 n'est plus en service, mais les principales pistes sont équipées de cinq remonte-pentes en T. Il existe aussi quatre pistes pour enfants équipées de remonte-pentes. Des magasins locaux assurent aux skieurs les instructeurs professionnels et les équipements nécessaires.
La station est aussi pourvue de snack bars, hôtels et restaurants, et le "village" des Cèdres ou le bourg de Bcharré, à 15 minutes plus bas, offrent un surplus de facilités.



LA RÉGION DES CÈDRES

Les Cèdres sont situés dans une région d'un grand intérêt naturel et historique. Du sommet de la montagne qui les domine, et qui se dresse à plus de 3.000 mètres d'altitude, moins de 30 minutes sont nécessaires pour descendre au fond des gorges de la Qadicha situées à moins de 1.000 mètres d'altitude. Région de torrents, de sources, de cascades et d'autres formations naturelles, elle est parsemée de chapelles et d'ermitages rupestres, mais aussi de villages dont l'hospitalité fut toujours légendaire.


Si vous Avez le temps...
Il est possible d'effectuer une agréable tournée des villages situés sur la bordure en forme de fer à cheval de la Qadicha. À partir de Qnat, le premier village que l'on rencontre sur le flanc sud de la vallée est celui de Hadath al-Jubbeh. Ce village, attesté déjà au 6ème siècle de l'ère chrétienne, offre une vue panoramique superbe sur la Qadicha.
Après Hadath se trouve Dimân, résidence d'été des patriarches maronites depuis le 19ème siècle. Le site surplombe le monastère de Qannoubine, une des plus anciennes résidences patriarcales. De là, un sentier abrupt conduit vers le fond de la vallée.

Non loin de Dimân se trouve Hasroun, village construit en bordure de la vallée et caractérisé par ses habitations couvertes de tuiles rouges, ses vieilles églises et ses jardins. Là encore, un sentier abrupt conduit vers les nombreuses petites chapelles et ermitages du fond de la vallée. A partir de Bqorqacha, une route conduit vers Bqâ' Kafra, un village pittoresque perché à environ 1.600 mètres d'altitude et réputé pour avoir vu naître en 1828 .le célèbre Saint Charbel.
La boucle de la vallée est dominée par Bcharré, patrie de Gibran Khalil Gibran.

En quittant Bcharré, la route continue, en suivant toujours le tracé en forme de fer à cheval, vers Hadchit, un village perché au-dessus de la falaise qui domine les gorges de la vallée. Le village conserve encore ses anciens quartiers, ses ruelles, ses maisons traditionnelles et quelques- unes de ses vieilles églises. De là, un sentier conduit jusqu'au fond de la vallée où se trouvent encore de vieux ermitages rupestres décorés de peintures médiévales.

Les visiteurs désireux de se procurer des souvenirs en bois de cèdre sont invités à s'arrêter à Blawza avant de continuer vers les Cèdres. Ce petit village, situé non loin de Hadchit, est aussi un excellent point de départ des sentiers pédestres qui mènent à Dimân ou à Deir Qannoubine au fond de la vallée. À partir de la vieille route qui mène de Bcharré aux Cèdres, un sentier longe le bord de la falaise et conduit à la Grotte de Qadicha d'où jaillit une puissante cascade qui atteint son débit maximal au printemps. Cette grotte, ornée de concrétions calcaires et illuminée est accessible aux visiteurs.

GRIMPER SUR LE PLUS HAUT SOMMET DU LIBAN

On peut atteindre les 3.088 mètres de Qornet as-Sawda à pied ou au moyen d'un véhicule aux quatre roues motrices. Une bonne journée de marche à pied est nécessaire pour l'aller et le retour. Au bout de deux heures de marche le long du parcours du télésiège, on arrive à une petite cabane. De là, et au bout d'une heure de marche en direction du nord, on atteint le sommet. Le chemin est bordé de plaques de neige qui ont survécu à l'hiver précédent mais aussi de piquants de porcs-épics.
Pour atteindre plus facilement le sommet, on peut emprunter une route qui convient aux véhicules pourvus de Quatre roues motrices. Elle commence à Dahr el-Qadib, au point le plus élevé de la route qui mène des Cèdres à Yammouneh dans la Béqaa.
À partir du sommet marqué d'un triangle métallique, toute la côte du Liban est visible. Par beau temps il arrive même que l'on aperçoive les sommets de l'île de Chypre. ...

UN DÉJEUNER INSOLITE!

A partir des Cèdres, une promenade permet d'atteindre par delà les sommets, en direction de la Béqaa, l'endroit appelé Ouyoun Orghoch. Là, autour d'un champ de sources où l'on élève des truites, se dressent des restaurants couverts de tentes. Il n'est nul besoin de réfrigérateurs pour tenir au frais les boissons: les eaux glacées de l'endroit y pourvoient. Au printemps et au début de l'été, c'est avec de la neige fraîche et non des glaçons que l'on sert l’arak.