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Amin Maalouf
 
Amin Maalouf Académie française

 Est  officiellement reçu à l’Académie française le jeudi 14 juin 2012, un an après son élection le jeudi 23 juin 2011 au premier tour. Le célèbre écrivain occupera le fauteuil n° 29 de Claude Lévi-Strauss.

50 jours à 50%

L’Ambassadeur du Liban vous annonce que dans l’objectif d’encourager le tourisme au Liban, le Ministère du Tourisme libanais, a déclaré la campagne des « 50 jours à 50% » au Liban allant du 8 janvier au 28 février 2013.

 

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Byblos
Byblos

Byblos peut à juste titre compter parmi les villes les plus anciennes du monde et parmi les rares sites habités de façon continue depuis l'époque de leur fondation jusqu'à nos jours. Pour les Phéniciens, elle aurait été fondée par le dieu El lui-même, mais les fouilles archéologiques qui y ont été effectuées ont permis de situer ses origines vers la fin du VIième millénaire avant l'ère chrétienne.

Il convient cependant de noter que les mots "Byblos" et "Phénicie" n'ont jamais été employés par les anciens habitants de la ville. Ceux-ci désignaient leur ville du nom de "Gubla" puis de "Gebal" et le pays du nom de "Canaan". Ce sont les Grecs, peu après 1200 av. J .-C., qui donnèrent le nom de "Phénicie" à la région côtière de la Méditerranée Orientale. Ce sont eux aussi qui baptisèrent l'ancienne Gubla-Gebal du fouilles archéologiques ont mis au jour, à côté d'imposants monuments de son Moyen Âge arabe et croisé. L'étendue de ces fouilles et l'importance des vestiges découverts placent Byblos- Jbeil parmi les sites archéologiques les plus réputés de la région.

HISTOIRE

Il y a près de 7000 ans, au cours du Néolithique, des pêcheurs avaient fondé au bord de la mer un petit village dont on peut voir encore quelques vestiges: des sols de cabanes monocellulaires recouverts d'un enduit de chaux. Ces habitats primitifs ont livré une grande quantité d'outils et d'armes de silex datant de cette époque.

Ce mode de vie se poursuit au cours du Chalcolithique (4000-3000 av. J.-C.) avec cependant de nouvelles pratiques funéraires consistant à enterrer les défunts dans de grandes jarres, accompagnés d'un modeste mobilier funéraire. Aux alentours de 3000 av. J.C., Byblos connaît un bel essor grâce au commerce florissant du bois qu'elle exporte en Méditerranée orientale et plus particulièrement en Égypte. À cette époque, les pharaons de l'Ancien Empire recherchaient le bois pour leurs constructions navales autant que pour leurs rites funéraires. En contrepartie, ils envoyaient à Byblos des objets en or et en albâtre, des rouleaux de papyrus et des tissus de lin. Ainsi débutait pour Byblos une période de grande prospérité et d'intense activité commerciale.

Quelques siècles plus tard, la ville fut la proie d'une invasion des Amorites qui l'incendièrent. Mais une fois installés, ceux-ci reconstruisirent la cité et rétablirent le commerce avec l'Égypte. C'est d'ailleurs de cette époque que datent les tombes royales de Byblos qui montrent, à travers leur riche contenu, le regain de prospérité de la ville.

Autour de 1200 av. J.-C., une vague de ce qu'il est convenu d'appeler Les Peuples de la Mer se répand en Méditerranée orientale et certains groupes d'entre eux s'établissent sur la côte méridionale du Pays de Canaan. Ce sont ces nouveaux venus qui ont probablement inculqué leur savoir marin aux populations de ce qui sera un jour la Phénicie.

Entre-temps, les scribes de Byblos développèrent un nouveau système d'écriture, l'alphabet phonétique. L'une des plus anciennes inscriptions utilisant cet alphabet est celle qui fut gravée sur le sarcophage du roi Ahiram de Byblos, aujourd'hui au Musée National de Beyrouth. Au l cours des 9ème-8ème siècles, ce système fut introduit en Grèce et devint, par le biais du grec puis du latin, l'ancêtre de tous les alphabets modernes.

Au cours du 1er millénaire, et malgré les harcèlements des Assyriens, Babyloniens et Perses, Byblos continua de tirer profit de son commerce. De l'époque perse (550-330 av. J.-C.), la ville conserve encore à proximité de ses murailles du Bronze Ancien les restes d'une forteresse qui témoigne de son importance stratégique et de sa place dans le système défensif perse en Méditerranée orientale. Après la conquête d'Alexandre le Grand, au cours de l'époque hellénistique (330-64 av. ].-C.), Byblos fut rapidement hellénisée. La culture et la langue grecque y devinrent, comme partout ailleurs, la culture et la langue de l'intelligentsia autochtone, et ce bien au-delà de la con- quête romaine.

Au cours du 1er siècle avant l'ère chrétienne, les Romains, sous le commande- ment de Pompée, occupent la côte phénicienne. Cette occupation devait durer plus de quatre siècles et demi (64 av.-395 ap. J.C.). Byblos, durant cette époque, devait être dotée de temples, de thermes, d'édifices publics et de tout un réseau de routes à portiques.

De l'époque byzantine (395-637 ap.J.- C.), il reste malheureusement peu de vestiges, à moins que les monuments qui avaient embelli la ville au cours de cette époque n'aient servi de carrières au cours des époques ultérieures. Sous la domination arabe, après 637, Byblos-Jbeil semble avoir été une petite cité paisible dont l'importance devait aller quelques prospections dont les importants résultats devaient être confirmés par les fouilles effectuées en 1921-1924 par l' égyptologue Pierre Montet, notamment sur le plan des relations entre Byblos et l'Égypte. En 1925, Maurice Dunand devait reprendre les travaux et poursuivre, jusqu'en 1975, le dégagement de la plus grande partie du site.

BYBLOS AUJOURD'HUI

Ville moderne au coeur ancien, Byblos est un mélange de modernité et de tradition, où le vieux port, le château et les vieilles églises cohabitent avec les immeubles aux façades de verre.

Pour goûter au charme de Byblos, il est nécessaire de s'aventurer dans ses vieilles ruelles. Vous y découvrirez l'hospitalité des habitants, prêts à vous inviter à mieux connaître leur ville et à vous faire découvrir ses secrets.
La zone des fouilles est située à l'intérieur de l'enceinte médiévale, dominée par le Château. Pour mieux en saisir le panorama, il convient de monter au sommet du donjon ou de parcourir le site à pied en empruntant les sentiers aménagés à cet effet.

Après cette tournée archéologique, n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil sur le Musée de cire qui vous permettra de vous faire une idée de la vie paysanne du Liban. (Entrée payante).

Avec ses nombreux restaurants, snack bars, boutiques de souvenirs et hôtels, Byblos est bien équipée pour recevoir ses visiteurs.

Si vous avez le temps...

À l'extérieur du périmètre urbain de la ville, de nombreux autres monuments vous attendent, surtout d'anciens monastères et chapelles rupestres, dont Mar Nohra et Mar Sem'an sont d'excellentes illustrations.

Juste au Nord de Byblos, Amochît est' un gros village très attrayant de la côte où se trouve un centre spécialement aménagé pour accueillir les campeurs. Avec ses plages, Amochît est réputé pour ses maisons de style libanais traditionnel, mais aussi pour avoir accueilli Ernest Renan au cours de sa mission en Phénicie. C'est d'ailleurs là que repose toujours la soeur du savant, Henriette. Nahr Ibrahim, à 6 kilomètres au Sud Byblos. C'est l'antique fleuve Adonis dont la vallée conserve encore certains des paysages les plus sauvages du Liban. La route qui longe le fleuve conduit à la célèbre grotte d'Mqa, en face de laquelle gisent les ruines du grand Templ.e d'Aphrodite- Vénus.