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Amin Maalouf
 
Amin Maalouf Académie française

 Est  officiellement reçu à l’Académie française le jeudi 14 juin 2012, un an après son élection le jeudi 23 juin 2011 au premier tour. Le célèbre écrivain occupera le fauteuil n° 29 de Claude Lévi-Strauss.

50 jours à 50%

L’Ambassadeur du Liban vous annonce que dans l’objectif d’encourager le tourisme au Liban, le Ministère du Tourisme libanais, a déclaré la campagne des « 50 jours à 50% » au Liban allant du 8 janvier au 28 février 2013.

 

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Beit ed-Dine
Beit ed-Dine

BEIT ED-DINE

Sur l'autoroute du Sud, à 17 kilo- mètres de Beyrouth et à moins de 3 kilo- mètres au delà du bourg de Damour, la route grimpe rapidement les 26 kilo- mètres qui longent le cours du fleuve Damour pour atteindre Beit ed-Dine, à quelques 850 mètres d'altitude. La route traverse le bourg de Deir el-Qamar, le Couvent de la lune, situé à cinq kilo- mètres de Beit ed-Dine. C'est de cet endroit que l'on peut s'offrir la vue la plus spectaculaire du Palais de Beit ed-Dine et de ses environs. Ce complexe palatial, construit par l'émir Béchir Il Chéhab qui a gouverné le Mont Liban durant près d'un demi siècle, constitue l'exemple type de l'architecture libanaise du 19ème siècle. Sa construction s'est étendue surplus de trente ans.

Un survol historique
Depuis le Moyen Age, les diverses régions du Liban constituaient autant de fiefs gouvernés par des émirs ou des cheikhs héréditaires. Au début du 17ème siècle, l'un d'entre eux, de la famille Maan, l'émir Fakhr ed-Dine II (mort en 1635), réussit à dominer les autres familles féodales et à étendre son pouvoir jusqu'à contrôler la presque totalité du territoire qui constitue le Liban actuel.

La première capitale de Fakhr ed-Dine était Baaqline. Mais cette localité souffrait de problèmes chroniques d'approvisionnement en eau, aussi l'émir se vit-il forcé de la quitter pour Deir el-Qamar qui était mieux pourvue en sources. Après l'extinction de la dynastie Maanide, vers la fin du 17ème siècle, leur territoire passe aux mains de leurs parents et successeurs de la famille Chéhab. Et ce fut l'un d'eux, l'émir Béchir II Chéhab qui décida de quitter Deir el-Qamar pour se faire construire son propre palais à Beit ed-Dine, la Maison de la Foi, un ermitage druze qui fait aujourd'hui partie du palais. Pour approvisionner en eau sa nouvelle résidence, l'émir eut recours en 1812 à la corvée en obligeant ses sujets à fournir, chacun, deux journées de travail gratuit par an. La canalisation fut terminée en deux ans et nécessita 80.000 journées de travail-

Le palais demeura la résidence de l'émir et de son gouvernement jusqu'en 1840, date de son exil. Après que les Ottomans eurent décrété la suppression de l'émirat en 1842, le palais devint le siège des gouverneurs ottomans puis des Mutasarrifs du Mont Liban, qui l'occupèrent entre 1860 et 1915. Au lendemain de la Première Guerre Mondiale, les autorités du Mandat français y logèrent certains de leurs services administratifs. Classé monument historique en 1934, le Palais fut soumis à de vastes travaux de restauration destinés à lui rendre son ancienne splendeur. En 1943, il devint la résidence d'été du Président de la République Libanaise, et le premier président à l'avoir occupé, fut Béchara al-Khoury qui y ramena les cendres de l'émir Béchir mort à Istanbul en 1850. Beit ed-Dine, avec ses palais, ses musées et ses magnifiques jardins, est de nos jours, l'un des sites touristiques les plus visités du Liban. Il ouvre ses portes tous les jours. Sa visite peut être combinée avec celle de Deir el-Qamar. Des guides qualifiés sont disponibles pour vous y conduire.


Visite du Palais

Dar al-Barraniyyeh, "les appartements publics" (A).
A l'approche du Palais se trouve un vaste parking d'où l'on a une excellente vue sur les bâtiments et leurs substructures. Une porte monumentale (1) donne accès à un long corridor voûté qui mène au Midân (2), une cour rectangulaire de 107 x 45 mètres dans laquelle se rassemblaient les cavaliers, les courtisans et les visiteurs et où se déroulaient les grandes festivités. C'est aussi de là que l'émir par- tait solennellement pour la chasse ou la guerre. Le bâtiment de l'entrée contient un Musée (3), inauguré le 1er Mai 1991, regroupant des photographies, manuscrits et documents relatifs à l'histoire de Kama] Joumblat, ancien député, ancien ministre: et leader druze.

Le long coté du Midân est occupé par un bâtiment, la Madafa, réservé à l'origine aux hôtes du Palais. Son rez-de-chaussée servait d'écuries et son étage était occupé par des chambres qui s'ouvrent sous un portique sur le Midân. Selon les règles de l'hospitalité libanaise, il était en effet d'usage d'y recevoir les voyageurs pour une durée de trois jours sans même les interroger sur leur identité.

Un escalier (4) conduit à l'étage qui avait été entièrement restauré en 1945 sur la base d'anciens documents et qui abritait avant la guerre du Liban un important Musée du Liban Féodal, transformé aujourd'hui en Musée archéologique et ethnographique Rachid Karami (5). On y trouve une importante collection de poterie des Âges du Bronze et du Fer, des verres d'époque romaine, des bijoux en or, des sarcophages romains en plomb et des poteries glaçurées islamiques. Dans la première salle est exposée une maquette du Palais qui permet au visiteur de se faire une idée d'ensemble des dimensions et de l'organisation du complexe palatial. D'autres salles sont par contre réservées à des objets de valeur ethnographique, tels que des costumes de l'époque féodale et une importante collection d'armes anciennes et modernes. Dar al-Wousta, la partie centrale du Palais (B).

Cette aile centrale du Palais domine l'extrémité ouest du Midân, où se dresse un buste de Kamal J oumblat. On y accède par un escalier monumental à deux volées (6). Du sommet de cet escalier on quitte l'austérité de la cour extérieure et de ses bâtiments pour pénétrer dans un domaine où le charme de l'architecture et de la ver- dure ont donné à Beit ed- Dine son surnom d'Alhambra du Liban.

À partir du portail d'entrée {7), un corridor voûté donne à droite sur les appartements des Cheikhs de la famille Hamadeh qui étaient en charge de la garde du Palais (8), à gauche sur les bureaux ministériels et mène à une élégante cour (9) où les jets d'eau du bassin central accentuent la grâce des arcades qui en bordent les trois côtés. L'une de ces salles porte traditionnellement le nom du ministre de l'émir, Boutros Karami (10). Quant au quatrième côté orienté au sud-ouest de la cour, il s'ouvre librement sur la vallée, selon une habitude chère à l'architecture libanaise traditionnelle. Lès salles qui entourent cette cour, dont deux angles sont occupés de balcons en boiseries appelés comandaloune, sont richement décorées de mosaïques et de marqueteries de l'époque ainsi que de panneaux de calligraphie arabe. Des fontaines de marbre y sont ingénieusement disposées afin d'en assurer la fraîcheur en été, tandis que des brasiers étaient prêts à en assurer le chauffage en hiver. L'angle sud-est de la cour est occupé par le bureau du ministre de l'émir, alors que l'aile nord-est est occupée par les bureaux des scribes ou secrétaires, Dar al-Kataba (11) et donne sur un arrière cour. . Dar el-Harim, les appartements privés (C).

Le coté nord-ouest de la cour est occupé par une façade et une porte monumentale qui compte parmi les plus belles oeuvres de l'architecture orientale. Derrière cette façade se développe l'aile appelée Dar el-Harim qui regroupe les appartements privés. Cette aile se compose de la façade (12), du harem supérieur (13), d'un hall de réception, du harem inférieur, des cuisines et des bains.

À gauche de la porte se trouve l'aile des réceptions constituée d'une antichambre et d'un hall. La voûte de l'antichambre, supportée par une seule colonne, est appelée, pour cette raison, "la salle à la colonne" (14). Quant au hall de réception proprement dit, ou Salamlik, il est construit sur deux niveaux et comporte une décoration unique de sculptures, de mosaïques de marbres polychromes et de plaques ornées de maximes calligraphiées (15). L'émir se tenait au fond de cette salle, dans la partie surélevée ou diwan, et recevait les dignitaires du Palais ou les visiteurs de marque.

À droite de l'entrée monumentale se trouve le harem supérieur, avec sa soi-disant "Chambre de Lamartine" (16) et une autre salle importante qu'une inscription identifie comme "Mahkamat", ou tribunal (17).
Le corridor mène directement au harem inférieur qui comprend les appartements privés de l'émir et de sa famille. Ceux-ci sont disposés autour d'une cour à ciel ouvert (18), fermée sur ses quatre côtés, et sur laquelle s'ouvrent de grandes arcades déterminant des liwans, où l'on s'asseyait pour profiter de la fraîcheur.
L'angle compris entre les deux harems est occupé par les cuisines (19) où l'on préparait quotidiennement de quoi nourrir les 500 personnes qui formaient le personnel du Palais.
Les balcons de cette aile offre la vue la plus spectaculaire sur les environs du Palais et sur l'ensemble de la vallée amé- nagée en terrasses.

Le Hammam, ou les Bains À l'extrémité nord de Dar al-Harim et des cuisines attenantes se trouvent les bains (20). Il s'agit d'un complexe monumental qui compte parmi les plus beaux que l'on connaisse dans le monde arabe. Suivant la tradition des thermes romains, ces bains comportent une salle froide, ou frigidarium, qui sert de vestiaire et de salle de repos. Dans cette salle de réception, pour ainsi dire, on pouvait tranquillement discuter de politique, de littérature ou de faits divers. Vient ensuite la salle tiède, ou tepidarium, qui sert pour les massages et qui constitue l'intermédiaire nécessaire entre la salle froide et la salle chaude, autant dans le sens de l'entrée que dans celui de la sortie. Les bains s'achèvent enfin par la salle chaude, ou caldarium, avec ses annexes. Son dallage est porté par des piles de briques et de petites voûtes et ses parois sont traversées par des canalisations afin de permettre à l'air chaud d'y circuler.

Les bains donnent sur un jardin au fond duquel se trouve un mausolée sur- monté d'une coupole qui abrite la tombe de Sitt Chams (21), la première épouse de l'émir. C'est d'ailleurs dans cette même tombe que furent placées les cendres de l'émir quand elles furent ramenées d'Istanbul en 1947.

Les écuries et le Musée des mosaïques

Dar el-Wousta et Dar el-Harim sont construites au-dessus de belles salles voûtées qui servaient jadis de logements et d'écuries pour les 600 cavaliers et chevaux de l'émir et ses 500 fantassins. Restaurées et aménagées, ces grandes salles abritent aujourd'hui l'une des plus belles collections de mosaïques byzantines du Liban, dont la plupart proviennent d'églises découvertes durant la récente guerre sut le site de Jiyyeh, au sud de Beyrouth. Les inscriptions grecques qu'elles portent permettent de les dater des Sème et 6ème siècles de notre ère. D'autres mosaïques de la même époque mais provenant d'autres sites, sont exposées dans les jardins alentours.
Juste à côté du Musée des mosaïques se trouve une "khalwah", grande salle de réunion des religieux druzes, qui existait bien avant la construction du Palais. Cette salle est aujourd'hui restaurée et ouverte au public.

Palais de l'émir Amine. Un palais était construit à Beit ed~ Dine pour chacun des trois fils de l'émir Béchir, Qassim, Khalil et Amine. Celui de l'émir Qassim, dont il ne reste que peu de vestiges, est perché sur une colline faisant face au Grand Palais. Celui de l'émir Khalil abrite aujourd'hui le Sérail de Beit ed-Dine, siège de l'administration locale. Quant au Palais de l'émir Amine, qui domine le complexe de Beit ed-Dine, il a été restauré et converti en un hôtel luxueux de 24 chambres.

A quelque distance du Palais de l'émir Amine se trouve la résidence d'été de l'archevêché maronite de Saïda. C'était à l'origine le "Maqsaf', ou la maison de campagne de l'émir Béchir.11 conserve encore un certain nombre de ses structures originales, y compris une belle porte dont le toit évoque celui d’un kiosque chinois.