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Amin Maalouf
 
Amin Maalouf Académie française

 Est  officiellement reçu à l’Académie française le jeudi 14 juin 2012, un an après son élection le jeudi 23 juin 2011 au premier tour. Le célèbre écrivain occupera le fauteuil n° 29 de Claude Lévi-Strauss.

50 jours à 50%

L’Ambassadeur du Liban vous annonce que dans l’objectif d’encourager le tourisme au Liban, le Ministère du Tourisme libanais, a déclaré la campagne des « 50 jours à 50% » au Liban allant du 8 janvier au 28 février 2013.

 

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Cocktail du Décanat du Corps Diplomatique à l'occasion du départ définitif du Sénégal de Son Excellence Monsieur Valentin Ollessongo Ambassadeur du Congo (le 29 mai 2012)

Le Doyen du Corps Diplomatique, l'Ambassadeur du Liban, S.E.M. Michel HADDAD a organisé un cocktail, le 29 mai 2012, au Terrou-Bi, au nom du Corps Diplomatique, à l'occasion du départ définitif du Sénégal de Son Excellence Valentin Ollessongo Ambassadeur du Congo.

A cette occasion, les Ambassadeurs M. Michel HADDAD et M. Ollessongo ont prononcé chacun un discours ...

 

Discours de SEM Michel Haddad Ambassadeur du Liban, Doyen du corps diplomatique

à l’occasion du départ définitif de SEM. Valentin Ollessongo

Ambassadeur du Congo

Dakar, le 29 mai 2012


Excellence Monsieur Le Ministre

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et chers collègues

Mesdames, Messieurs, chers amis, Chers invités,


Tout d’abord, permettez-moi de saluer le sens de camaraderie et de fraternité de notre cher Ambassadeur Valentin Ollessongo, ambassadeur du Congo, qui a tenu, malgré son agenda très chargé, à ne pas quitter le Sénégal sans dire au revoir à ses collègues et à ses amis, avec qui il a travaillé durant ces sept ans au Sénégal.

Cela d’ailleurs n’est pas étrange à quelqu’un dont la formation académique est la communication et la littérature, quelqu’un de professionnel tel que notre cher Ambassadeur Ollessongo qui a prouvé durant son séjour parmi nous, un niveau remarquable de professionnalisme motivant ses collaborateurs et même beaucoup de ses collègues dans son rôle de doyen du groupe africain et Vice doyen du corps diplomatique. Une position qu’il a assumée avec efficacité.

Je me souviens que plusieurs fois et dans des circonstances exigeant la coordination et la coopération, l’Ambassadeur Ollessongo a montré une disponibilité remarquable, et je le remercie pour tous les services qu’il a rendus au corps diplomatique durant cette période.

Mais surtout pour son approche élégante aux sujets qu’on a traités ensemble, et je ne peux que mentionner le sens de solidarité qu’il a prouvé dans plusieurs situations et si je dois en mentionner une, je mentionne sa dernière attitude à la suite du décès de notre collègue l’Ambassadeur Vincent Boulé ancien Ambassadeur du Gabon, dans laquelle l’Ambassadeur Ollessongo a démontré un grand sens de fidélité à son égard. Cher Ambassadeur, votre sens d’humanité et de solidarité est apprécié beaucoup par tous vos collègues.

Monsieur le Vice Doyen du corps diplomatique cher Valentin Ollessongo,

Le prénom est déjà romantique, et la formation littéraire que vous avez choisie a ajouté à votre caractère doux un charme nécessaire pour tout diplomate. Vous qui avez cherchez les études un peu partout, et avez quitté Brazzaville après votre licence ès lettres option journalisme pour poursuivre vos études supérieures en France et obtenir une Maitrise ès lettres à Limoges, puis un DEA en information et communication à Grenoble III, ensuite un Diplôme d’Etudes Supérieures en communication et Relations Publiques à l’I.S.E.R.P.E Paris, pour obtenir un Doctorat 3ème cycle en information et communication à l’Université Grenoble III.



Cher Ambassadeur Ollessongo,

Votre parcours professionnel est aussi riche que vos compétences académiques. De 1987 jusqu’en 2004, vous avez eu à mettre en pratique vos talents en communication et relations publiques et extérieures dans plusieurs postes que vous avez occupés : d’abord comme attaché commercial de direction à Afrimédia pour occuper le poste de Directeur Général plus tard.

Votre expérience en communication, vous l’avez aussi exercée tout au long de votre carrière d’abord comme Attaché à la communication et aux relations extérieures au Ministère des Mines et Conseiller à la communication et relations publiques au Ministère du commerce d’abord, puis au Ministère de la communication.

Vous avez occupé le poste de consultant à la communication auprès de l’UNICEF, dans les campagnes de vaccination contre la rougeole et contre la poliomyélite.

Le monde des médias vous connaît très bien aussi puisque vous avez été journaliste, avant de prendre par la suite, la direction de la rédaction du Magazine économique Business – infos, puis du journal Liberté puis à la Télévision Liberté. Vous avez défendu également la liberté de la presse en tant que Président de la commission préparatoire de révision de cette loi. Ceci vous a conduit à devenir le Directeur Général d’Afrimédia puis directeur Général da la Télévision Nationale Congolaise.

Jean Abraham disait « La communication consiste à comprendre celui qui écoute ». Cela s’est traduit par votre passage à l’Enseignement, comme Enseignant permanent, Assistant au département des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication à l’Université Marien Ngouabi, avant de joindre le corps diplomatique au Sénégal en 2005 comme Ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire du Congo au Sénégal, Gambie, Cap Vert, Mauritanie et Guinée Bissau.

Cher collègue,

Avec ce riche bagage que vous possédez, votre gouvernement a décidé de donner à un autre pays, la chance de bénéficier de vos compétences aussi bien sur le plan professionnel que sur le plan humain.

Au nom de tous les collègues ambassadeurs et amis ici réunis, je vous souhaite une bonne chance pour la suite de votre carrière et je vous offre ce cadeau souvenir.

Merci

 

 

MESSAGE DE SEM L’AMBASSADEUR DU CONGO

A LA CEREMONIE D’ADIEUX AU CORPS DIPLOMATIQUE

Excellence monsieur le doyen du corps diplomatique,

Excellences, Mesdames et messieurs les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques,

Chers collègues, Distingués invités, Mesdames et messieurs,


Permettez-moi de remercier très sincèrement monsieur le doyen pour sa disponibilité et sa sollicitude. Ses paroles ô combien aimables et si agréablement rythmées, m’ont touché au plus profond de moi-même.


Chers collègues et chers amis,

Que dire, que dire de plus ? En pareille circonstance, il est souvent difficile de trouver des mots pour traduire l’émotion qui vous étreint lorsque avec des amis, je dirais même des frères et des sœurs, on a passé autant d’années d’une intense vitalité, dans ce beau pays qu’est le Sénégal avec sa téranga historique qui, je puis vous assurer du fond de mon cœur, n’est vraiment pas un simple mot de surface.


Je voudrais aussi solliciter de votre part, l’obligation de m’acquitter d’un noble devoir, celui de réitérer toutes mes félicitations à S.E. Monsieur Macky Sall, président de la république du Sénégal pour sa brillante victoire, au peuple sénégalais pour sa maturité politique et à la classe de dirigeants dans leur ensemble pour la grandeur d’âme et leur sens du patriotisme. En tout cas, le Sénégal vient de démontrer aux yeux de l’Afrique et du monde qu’il faudra compter avec lui pour propulser le processus de démocratisation des institutions, gage du développement de notre continent.


Mes chers amis,

J’aimerais aussi vous dire que Dakar aura été pour le communicateur que je suis, le grand chantier d’expérimentation, un champ de culture fertile dans cet océan bouillonnant de la stratosphère diplomatique.

Pour un coup d’essai, je peux aussi me permettre de le dire maintenant, que ça a été un coup de maître, puisque mon pays m’a accordé au terme de ma mission ici à Dakar le droit de poursuivre la route.


Je voudrais vous avouer que le temps est passé, passé si vite, au point où six ans et demi après, je ne réalise la fin que maintenant qu’il m’a été notifié de devoir quitter le Sénégal, depuis que j’y ai mis les pieds pour la première fois. Par moment, j’ai même eu l’impression que la vie sociopolitique s’était accélérée beaucoup plus que je ne le croyais.


Et si au bout de l’exercice, nous avons la conscience d’avoir rehaussé l’image de notre pays ici au Sénégal et sans doute dans les autres pays de la sous-région après les conflits armés qui ont eu cours à Brazzaville à la fin de la décennie des années 90, notre action a surtout consisté à rétablir la confiance entre nos deux Etats respectifs, mais aussi et surtout entre les communautés résidentes de part et d’autre.


En effet, les deux pays ont entrepris une coopération plus active ces dernières années dans plusieurs domaines dont les temps forts auront été marqués par :

les visites assez régulières des deux chefs d’Etats lors des fêtes nationales et surtout pendant le cinquantenaire de nos indépendances,


les échanges entre les administrations des deux pays dans les domaines les plus variés,

la présence de plusieurs étudiants congolais inscrits à l’université Cheikh Anta Diop et dans différentes écoles supérieures chaque année davantage,

enfin la nomination d’un ambassadeur du Sénégal au Congo avec résidence à Brazzaville.


De mon séjour beaucoup de souvenirs qui ne s’effaceront de si vite, croyez-moi, tellement je m’étais acclimaté au littoral capverdien, non loin de ma résidence. Je n’oublierai jamais, oui jamais, ce séjour enrichissant en compagnie de mes collègues ambassadeurs à Saint-Louis ; cette belle ville presque dormante au bord du fleuve Sénégal, remuant de ses vagues rebelles un ancien pont de ferrailles entrecroisées au contenu historique, conduite de façon sereine et magistrale par un jeune maire lumineux.


Je me souviendrai aussi et toujours de Gorée avec ses vestiges des temps d’asservissement de l’homme noir. Et que dire de Joal que j’ai dû visiter deux, trois fois de suite pour aller m’abreuver à la source de cette belle parole de lumière de notre Grand maître Léopold Sédar Senghor.


Et puis des rencontres, encore des rencontres. D’abord avec Moustapha Wade, ce digne combattant et poète africain, parti dans son sommeil sans retour un 21 juillet 2007 à Dakar pour un repos éternel dans son Kébémer familial. Suivra, Sembène Ousmane, le mandarin, l’homme à la pipe à qui je voudrais rendre un vibrant hommage posthume et lui dire encore du fond de mon cœur : mon cher maître et insouciant voyageur j’ai raté ton train, le Dakar-Thiès. Il y a aussi sur ce podium d’or, Alioune Diop de « Présence africaine », absent présent avec son éternel regard fugitif, une haute silhouette de l’africain intérieur, campé sur le portail infranchissable de cette maison ordinaire à Saint-Louis. Puis, Birago Diop, incarné par le parfum aigre d’une Afrique des tropiques en proie aux fissures et plaies béantes qui répandent ses puanteurs de cette salle dénommée à l’Ecole vétérinaire de Dakar. Cheikh Hamidou Kane, le beau ténébreux avec ses paroles d’encre et de sagesse, toujours debout au gré des tempêtes. Elie Charles Moreau l’ami, mon compagnon à la plume d’ange, un messager aux paroles de fer rencontré aux hasards des cartes, dans sa marche solitaire sur cette route hantée par la clameur téméraire de griots d’outre temps, ensevelis ici sous les racines entrelacées de ces arbres légendaires. Et puis, mes collègues journalistes, héros dans l’ombre ; anonymes écrivains du quotidien, croulant sous le poids de la mondanité et la morosité des temps, tantôt obligés d’épouser malgré eux le vecteur des discours politiquement correctes, mais toujours debout de jour comme de nuit, regroupés très tôt ou très tard au coin d’un feu nourri d’interrogations sur le devenir du continent.


Hommage posthume à mon frère et ami, le professeur Semou Paté, philosophe émérite, pointilleux et libre d’esprit, parti loin d’ici dans le silence ; paix à ton âme mon cher maître.

Je voudrais enfin m’incliner, une fois de plus, devant la mémoire de mon frère et ami Vincent Boulé, ancien ambassadeur du Gabon, sérieux mais fin blagueur, parti en silence un soir ici dans une circonstance tant déplorable ; paix à ton âme, mon cher Vincent.


On aurait allongé la liste mais le temps du cérémonial a ses limites.


A tous les collègues ici présents, je voudrais vous témoigner toute mon amitié, ma sincère reconnaissance pour les grands moments de partage. J’aimerais aussi et surtout vous dire que ce n’est qu’un départ, d’ailleurs un proverbe de chez nous dit que : « le voyage n’est jamais une fin en soi, on y revient toujours ». Je sais que ce ne sera jamais si simple, que le retour ici ne se fera que dans la mesure du possible, mais Dakar restera gravé dans mon esprit comme le point culminant d’un nouveau départ dans une carrière qui se veut un grand défi dans cette dernière ligne droite de ma vie professionnelle.


J’ai été de fait, citoyen de Gorée mais aussi de Dakar qui m’ont tant marqués et qui continueront à coup sûr, de m’interpeller sur ce moment si intense à travers mon réverbère, tout le reste du parcours professionnel et pourquoi pas de ma vie tout court.


En tout état de cause, on ne le dira jamais assez, avant de venir dans les missions comme les nôtres, chacun sait hélas, comme le veut la tradition, qu’il y a toujours un début et une fin ; une fin bien souvent difficile à digérer dans la plupart des cas. Le Sénégal aura laissé sentimentalement une trace indélébile dans mon cœur, c’est indéniable.


Je quitte donc ce pays pour une autre mission et espère garder un lien très fort avec la plupart des collègues et amis ici présents ; je le souhaite vivement.


Que le Dieu tout puissant vous garde tous.


Je vous remercie de votre aimable attention.

 

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