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Amin Maalouf
 
Amin Maalouf Académie française

 Est  officiellement reçu à l’Académie française le jeudi 14 juin 2012, un an après son élection le jeudi 23 juin 2011 au premier tour. Le célèbre écrivain occupera le fauteuil n° 29 de Claude Lévi-Strauss.

50 jours à 50%

L’Ambassadeur du Liban vous annonce que dans l’objectif d’encourager le tourisme au Liban, le Ministère du Tourisme libanais, a déclaré la campagne des « 50 jours à 50% » au Liban allant du 8 janvier au 28 février 2013.

 

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Cocktail du Décanat du Corps Diplomatique à l'occasion du départ définitif du Sénégal de Son Excellence Madame Simona Ioan-Corlan Ambassadeur de Roumanie (le 11 juillet 2011)

Le Doyen du Corps Diplomatique, l'Ambassadeur du Liban, S.E.M. Michel HADDAD a organisé un cocktail, le 11 juillet 2011, au Terrou-Bi, au nom du Corps Diplomatique, à l'occasion du départ définitif du Sénégal de Son Excellence Madame Simona Ioan-Corlan Ambassadeur de Roumanie.

A cette occasion, Monsieur Michel HADDAD et Madame Simona Ioan-Corlan ont prononcé chacun un discours...

Discours de son Excellence l’Ambassadeur du Liban

Doyen du Corps Diplomatique a l’occasion du départ définitif du Sénégal de

Son Excellence Madame Simona Ioan-Corlan

Ambassadeur de Roumanie

Dakar le 11 Juillet 2011

Chers amis chers collègues

La collègue pour qui on s’est réuni ce soir pour dire adieu, est une personne remarquable, cultivée et surtout une personne que tout le monde s’associe avec moi pour dire qu’elle est très agréable. Bien entendu je parle de notre chère amie Madame Simona Ioan-Corlan

Ambassadeur de Roumanie.


Chers amis,

Son Excellence Madame Simona Ioan-Corlan est historienne de formation, mais elle a su extrapoler la dimension de l’histoire pour traiter des questions philosophiques et politiques profondes, comme l’identité, l’imaginaire, l’Autre et le futur du continent africain.

L’Ambassadeur Ioan-Corlan est aussi une africaniste par excellence, ses études académiques ainsi que les différents livres qu’elle a écrits traitent la question de la présence de l’Afrique en Europe.

Elle est allée plus profond dans son sujet de thèse de Doctorat en histoire pour analyser l’image de l’Autre, à travers des représentations de l’Afrique noire en France pendant le XIXe siècle. La thèse qu’elle a présentée dans le cadre de son Diplôme d’Etudes Approfondies à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, portait sur la problématique de la réalité de la ville de Tombouctou, dans la publication intitulée « Tombouctou entre légende et réalité ».

Notre collègue l’Ambassadeur Simona Ioan-Corlan a également publié plusieurs livres sur le continent africain, je mentionne avec appréciation : « L’invention de l’Afrique Noire », « Tombouctou la ville imaginaire », « Noir sur Blanc », « Histoire et imaginaires » « l’Afrique espace de l’Autre », « une nouvelle identité pour une Afrique sans frontières nationales » et la liste continue…

Elle a rédigé aussi plusieurs publications et différentes études sur le thème de l’identité africaine et l’imaginaire dans la construction de l’identité au modèle européen.

En plus de ses recherches et publications, notre collègue a participé à des colloques et des conférences portant sur le continent africain et les défis auxquels ce continent fait face. Ce qui fait d’elle une spécialiste dans les affaires africaines et a incité ainsi la Roumanie, son pays, à la désigner pour la représenter au mieux comme Ambassadeur dans ce merveilleux continent. Ce choix est reconfirmé par sa nouvelle affectation dans un autre pays africain cher à savoir le Maroc.

A côté de ses facultés académiques et professionnelles, notre collègue Simona jouit de l’admiration et de l’amitié de ses collègues au Sénégal, avec qui elle a entretenue d’excellentes relations professionnelles et amicales.

Personnellement, je peux en témoigner puisque j’ai eu la chance d’être à l’œuvre avec elle dans plusieurs cercles professionnels et sociaux. je profite de cette occasion pour saluer sa contribution positive et efficace au sein du Groupe des Amis de la Francophonie. Ce groupe qu’elle a présidé il y a trois ans, où elle a apporté une touche culturelle de grande valeur. Une contribution qui a marquée le démarrage de ce groupe qui rayonne de plus en plus avec la sage direction de notre collègue l’Ambassadeur de Suisse.

Chers amis, chers collègues

Pour parler des grandes qualités personnelles et professionnelles de notre Chère collègue Son Excellence Madame Simona Ioan – Corlan, j’avoue qu’il faut ouvrir un grand nouveau chapitre, pour détailler ses qualités et le rôle qu’elle a joué durant plus de quatre ans au Sénégal, mais contraint par le temps je me limite à lui exprimer tout notre estime et notre amitié.

Chère Excellence Ioan Corlan

En regrettant votre départ, et en vous souhaitant beaucoup de succès dans la poursuite de vos fonctions, au nom de tous les collègues du corps diplomatique au Sénégal je vous offre ce cadeau souvenir.

 

Discours de Son Excellence Madame Simona Ioan-Corlan

Ambassadeur de Roumanie

Dakar, le 11 Juillet 2011

 

Monsieur le doyen du corps diplomatique

Mesdames et messieurs les ambassadeurs,

Chers invites

Puisque je suis, avant tout, un historien, je vais commencer par vous raconter une histoire, l’histoire d’une rencontre.

Quand j’ai accepté de changer de profession, après 15 années passées à la Faculté d’Histoire et dans les bibliothèques, c’est la curiosité de connaître la réalité d’un monde que je connaissais seulement des livres qui m’a déterminé à faire ce pas. Je ne possédais aucune formation en diplomatie tandis que celle, rigoureuse, d’historien ne faisait qu’accentuer mes inquiétudes et me faisait craindre un échec dans mon nouveau domaine d’activité. Un seul fait me rassurait et me faisait espérer : j’avais beaucoup lu sur l’Afrique de l’Ouest dans des diverses périodes de son histoire et je croyais la connaître. Sur le plan familial la situation était aussi délicate. Mon mari m’a beaucoup aidé et, d’une certaine manière, il a contribué à ma décision. Une seule condition s’imposait: d’accepter qu’il ne pourrait remplir la fonction de Monsieur l’ambassadrice que rarement. C’était l’époque du développement de l’immobilier à Bucarest – un paradis pour les architectes – et, en plus, il venait de recevoir un poste de professeur habilité à diriger des thèses du doctorat en architecture.

Je suis entrée au Sénégal hésitante, inquiétée et très émue. Au cours de la rencontre avec le ministre de l’extérieur Cheikh Tidiane Gadio pour la présentation des copies figurés des lettres de créances, j’ai traversé les plus stressants moments de ma carrière. Ni la rencontre avec l’Afrique n’a pas été celle prévue. Bien après mon arrivée, je me suis rendu compte que les connaissances acquises dans les bibliothèques ne m’avaient pas préparée pour la rencontre avec l’Afrique, la vraie Afrique, et que je l’ai trouvée différente dans tous les sens possibles et imaginables. Bref, je veux souligner le fait que rien de ce qui m’arrivait ne m’encourageait à rester trop longtemps dans cette région. Et, pour placer mon histoire dans le temps, je dois ajouter : c’était en novembre 2006. J’allais rester plus de 4 années et demie à Dakar.

Pourquoi ? Parce que j’ai eu la chance de la rencontre de ce pays et de me faire vite beaucoup d’amis. J’ai presque tout aimé ici : les vêtements, les bijoux, la musique, les paysages – et j’ai taché à déchiffrer et à comprendre beaucoup de choses. Ce que j’ai découvert dans les autres pays gérés dans ma qualité d’ambassadeur ne fit que m’enrichir l’âme. J’ai eu la chance de trouver un corps diplomatique qui, dès le début, m’a beaucoup aidé à apprendre et à remplir de mon mieux la nouvelle tache. Je me suis vite rendu compte que la plupart de mes collègues allaient non seulement m’aider, mais devenir de bons amis. Les rencontres périodiques et la coordination avec les ambassadeurs européens, la coopération avec les ambassadeurs des pays où je suis accréditée, la diversité culturelle implicite du groupe des amis de la francophonie, les informations obtenues au cours des rencontres organisées par le groupe des mesdames les ambassadeurs avec une personnalité sénégalaise, j’ai ressenti tout cela avec une grande joie et un grand intérêt. Je leur remercie tous de m’avoir accepté de travailler avec eux.

Lorsque les informations sur un vrai empire, 9 Etats gérés par l’ambassade de la Roumanie à Dakar, vous comblent chaque matin, c’est seulement la chance qui vous aide à faire face à toutes sortes de provocations. Cette fois-ci ma chance fut représentée par les consuls honorifiques de la Roumanie, tous des gens remplissant leur mission avec passion, n’hésitant jamais à m’aider quand j’en avais besoin. Notre collaboration professionnelle s’est transformée au cours de ces quatre années et demie dans une relation fondée sur une totale confiance et amitié. Le consul honorifique de la Roumanie à Kaolack et Fatik et son épouse, Randa et George Ghorra, sont devenus ma famille de Sénégal et j’espère qu’ils le resteront. Je remercie à tous pour leur amitié, pour leur soutien et pour la promptitude de leur réponse à toutes mes demandes. Je sais que j’ai été un « chef » difficile.

Les relations politiques et diplomatiques de la Roumanie et du Sénégal sont de longue date. Beaucoup de projets de coopération se sont déroulés au cours des années 70-80. Dans cette période, beaucoup de spécialistes se sont formés dans mon pays. Après la chute du communisme, la Roumanie a traversé une période de recherches, de tâtonnements, elle a dû se réconcilier avec soi-même et reprendre sa place dans la famille européenne qu’elle avait été obligée de quitter. Mais elle n’a pas oublié ses anciens amis, seulement leurs relations furent moins intenses que dans le passé. La mission dont j’ai été chargée en 2006 a été justement celle de regagner les anciens partenaires de la Roumanie. Les visites bilatérales, les accords en cours de négociation, les missions économiques, les spectacles et les expositions que nous avons organisés pendant ces 4 années encouragent mon espoir. Beaucoup de choses restaient à faire et il fallait du temps. Mais je ne pouvais plus rester. Presque tous les collègues que j’ai connus pendant cet intervalle sont déjà partis et je ne peux pas risquer de devenir le doyen du corps diplomatique au Sénégal, puisque je suis déjà le doyen du corps diplomatique UE.

Chaque chose à son moment et la vie suit son cours si on l’aime, comme je l’ai fait à Dakar, ou non. J’ai vécu des moments uniques et je pars, je suis certaine, enrichie par cette expérience. J’espère que les années que je vais passer au Maroc soient, pour le moins, aussi intéressantes.

Avec l’espoir que vous allez venir me rendre visite a Rabat, je vous dirai au revoir et a bientôt.

Simona Corlan Ioan

Ambassadeur de Roumanie

 

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